2006-02-07 Psychopathologie et « páthei máthos », éléments par Stefan Hassen Chedri — Et notes sur la « psykhế » (psyché)

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Document du jeudi 9 février 2006
Article mis à jour le 16 juin 2012
par  frdm

Páthei máthos / Πάθει μάθος : Traduction affinée  

Réf. Eschyle, Agamemnon 174-178
ligne 178 : « (…) tô páthei máthos / (mss) τῷ [1] πάθει μάθος [2] (…) ».

« Páthei / Πάθει » : c’est un datif, le sens : « une intériorité qui passe par les sensations », renvoie au corps [3].

« Máthos / Μάθος » : un substantif : renvoie à la connaissance [4].

Dans le contexte, l’ensemble du passage (cf. Agamemnon), on pourrait proposer comme modeste traduction :

« Zeus — qui enseigna aux mortels la faculté de penser et de sentir — a établi (la loi) que la “science”, la connaissance (máthos) tient bon (est fixé, a force de loi) par ce que l’on éprouve (tô páthei). »

Mάθος / Πάθος : il faut entendre à la différence d’une lettre soit « μ/π ».

Stefan Hassen Chedri


Páthei máthos / Πάθει μάθος : Modeste commentaire phénoménologique  

Références : Erwin Strauss, Henri Maldiney et Jacques Schotte.

L’être humain est un être pathique.
Il est pathique au sens où il n’est pas une donnée naturelle et qu’il advient « conflictuellement ». Il est pathique parce que susceptible d’altération, de changement, de trans-formation : être patho-logique.
Il est pathique au sens où il éprouve, est éprouvé dans le champ vital de la sensation (αἵσθησις). La sensation est l’épreuve de l’existant . Elle l’affecte en « l’affectant », le destine en le disposant. La constitution pathique de l’existant témoigne donc de l’importance de la sensation.

« Au moment pathique s’applique intégralement la parole d’Eschyle “πάθει μάθος” l’épreuve enseigne. Non par raisons, mais par sens. » (Maldiney, Regard, Parole, Espace, p. 71).

Reprenons la notion de pathos à partir d’Aristote pour éclairer la dimension pathique (et patho-logique) de l’homme comme « ψυχή / psyché » et être-au-monde , avec-le-monde.

« Pathos » signifie ce à partir de quoi et ce vers quoi quelque chose passe et transite. Pathos est, « en un premier sens, la qualité suivant laquelle un être peut être altéré » mais « en un autre sens, c’est l’acte de ces qualités et dès lors les altérations elles-mêmes » (Aristote, Métaphysique D 21, 1022b,15).

L’accent est mis sur le passage entre un point de départ et un point d’arrivée. « Le changement … est transition continue entre deux extrêmes dont l’un est la privation de l’autre » (Brun, Aristote et le Lycée, p. 57).

C’est la qualité qui est altérée ; c’est un mouvement (κίνησις [5]) selon la qualité : ἀλλοίωσις [6] (μεταβολή κατά τό πάθος [7]) mouvement d’un contraire à un autre.

Prenons le couple sain-malade : le pathos est la transition, le passage de l’un à l’autre, dans un sens ou dans l’autre ; c’est le devenir malade ou sain. Pour le couple clair-obscur : de même, chaque terme est le point de départ et d’aboutissement d’un processus d’obscurcissement ou d’éclaircissement.

Le passage d’un point à un autre s’exprime dans l’unité dynamique d’un couple de termes (sain/malade, chaud/ froid) ; nous retrouvons une structure bipolaire qui « résonne » avec d’autres : eros/thanatos (structure interne de la pulsion) ; immanence/transcendance (structure interne de l’Existence) ; sentir/se-mouvoir (structure interne de la sensation).
Nous retrouvons surtout la bipolarité fondamentale, vie/mort ; l’Existant est l’être de passage entre la vie et la mort ; comme être pathique, il est mouvement, transformation entre deux extrêmes. L’Existant comme être pathique est un « être-sensible ». La sensation est Pathos. Par là, la réceptivité sensible n’est pas purement passive, mais implique une activité : tout senti est processus où l’être humain advient au senti comme ressenti . Tout Pathos le mobilise, l’ébranle, le met en mouvement. Il advient à la sensation qui lui arrive. La sensation éprouvée l’engage comme éprouvant.

« Le moment pathique est signifiant — non pas à la manière signitive du mouvement gnosique. Sa signification n’est pas thématique, parce qu’elle n’est pas la mise à découvert d’un thème sous l’horizon d’un possible. Elle ne concerne pas un quoi mais un comment ». Maldiney, op. cit., p. 70.

Le Pathos est lié au comment de l’apparaître. Ainsi Van Gogh ne considère pas le « jaune » comme couleur descriptive pour identifier un objet (le champ de tournesols, en l’occurence). Mais, sensible au comment, il écrit, dans une lettre à son frère : « Pour atteindre à la haute note jaune de cet été … » Maldiney, op. cit., p. 70. Van Gogh, dans ce moment pathique, signifie sa Présence-au-monde dans ce jaune « avec lequel il communique au rythme d’un vertige ascendant ». Maldiney, op. cit., p. 137.

Ainsi, il me semble que l’activité dans la réceptivité sensible (páthei máthos) ne détermine pas un savoir du senti (la « connaissance tragique » de la souffrance) mais le comment de la Présence-avec-le-monde : le style.

« Mais ces mêmes couleurs et ces mêmes sons qui nous introduisent aux objets disposent de notre Stimmung et de notre comportement, selon des lois déterminées qui donnent le ton à notre Umwelt et mettent pour ainsi dire notre réceptivité en situation. Le moi du sentir est une réceptivité ouverte et remplie. “Je ne deviens qu’en tant que quelque chose arrive, il n’arrive quelque chose (pour moi) qu’en tant que je deviens”. » Maldiney, op. cit., p. 136.

Stefan Hassen Chedri


Psykhế / Ψυχή  

Déjà Aristote à l’encontre des pythagoriciens et de Platon avait fait de l’âme une réalité inséparable du corps. Pour lui l’âme et le corps ne sont pas deux substances distinctes mais deux éléments inséparables d’une substance une. L’âme ne peut exister en dehors d’un corps. Aristote définit alors l’âme comme “une entéléchie première d’un corps naturel ayant la vie en puissance, c’est à dire d’un corps organisé” [8].

Aristote l’énonce dans De l’âme. La ψυχή n’est pas séparée du corps : σώματος δἑ τι ; elle est “quelque chose du corps” en interdépendance, “(n’)impliquant aucune idée de subordination” [9].

La ψυχή, comme la pulsion, est un concept-limite. Elle est le proprement vivant, ce qui fait que le vivant est vivant et se “déploie”. C’est donc une notion centrale dans la conception de la vie.

Difficilement traduisible, cette notion rejoint les recherches qui étudient le niveau le plus fondamental de la vie psychique comme faculté de faire émerger des significations. La vie psychique ou l’activité psychique (dans ses aspects conscient et inconscient) est inscrite corporellement dans le corps, comme l’affirme F. Varela, neurobiologiste, directeur de recherche au CNRS. Plus particulièrement Varela étudie la cognition comme propriété émergente des systèmes vivants complexes (le réel biologique). Le βίος, pour reprendre le terme d’A. Pichot, serait le fondement véritable des systèmes représentationnels. Tout cela en relation avec le contexte culturel et symbolique, la relation à l’autre : la ψυχή n’est séparable ni du corps, ni du monde. Mais là n’est pas notre propos.

Aristote en avait donc l’intuition. À la ψυχή il associe différentes fonctions (δυνἁμεις) : nutritive (θρεπτκή), sensitive (αἰσθητική), pensante (διανοητική), désirante (ὀρεκτική), motrice (κινετική) etc.

Il est à noter qu’Aristote considère la fonction désirante et la fonction motrice comme des effets secondaires de la sensation (inscription de la psyché dans le corps vivant-vécu) dans la mesure où le désir présuppose l’imagination et provoque le mouvement.

Stefan Hassen Chedri



Note sur les compléments  

Les compléments sont de François-R. Dupond Muzart.

Attention, tous les liens vers le site http://www.grece-antique.net/ ne fonctionnent plus. Ces liens sont maintenus ici pour un motif d’historique.


Complément I : πάθος   

http://www.grece-antique.net/http:/...
= http://www.grece-antique.net/http:/...
http://209.85.135.104/search?q=cach...

Abrégé Bailly / Philippe Remacle — de « παθαίνω » à « πάθος » :
http://remacle.org/bloodwolf/vocabulaire/lettrepi.htm#42

πάθος, εος-ους (τὸ)  : ce que l’on éprouve, par opposition à ce que l’on fait, c.-à-d. tout ce qui affecte le corps et l’âme, en bien ou en mal, surtout en mal d’o ù : I abs. ce que l’on éprouve : ἐξεύχεται τὸ δρᾶμα τοῦ πάθους πλέον, ESCH. il vante ce qu’il a fait plus que ce qu’il éprouve ; τὰ τοῦ Κρόνου ἔργα καὶ πάθη ὑπὸ τοῦ υἱέος, PLAT. ce que Kronos a fait et ce qu’il a éprouvé de la part de son fils. p. suite : 1 l’épreuve, l’expérience τά γἐμὰ πάθη ; PLAT. les épreuves, les expériences que j’ai faites ; πάθει μάθος θεὶς κυρίως ἔχειν, PLAT. ayant établi (cette loi) que la science s’acquiert par l’expérience. 2 l’événement, la conjoncture, χῶρος οὐ τόδἦν πάθος, SOPH. l’endroit où a eu lieu cet événement (c.-à-d. le meurtre) ; τὰ ἀνθρωπήια πάθεα, HDT. les conjonctures humaines ; en mauv. part : ποίνιμα πάθεα παθεῖν, SOPH. subir un châtiment ; ἀνήκεστον πάθος ἕρδειν, HDT. exercer des violences sur qqn, lui faire subir le pire traitement ; abs. le triste sort, l’infortune, le malheur : ἰδὼν πάθος μέγα Πέρσας πεπονθότας, HDT. ayant vu que les Perses avaient subi un grand désastre ; μετὰ τὸ τῆς θυγατρὸς πάθος, HDT. après la mort de sa fille. II l’état de l’âme agitée par des circonstances extérieures, la disposition morale, la pitié, le plaisir, l’amour, le chagrin, l’affliction, la tristesse III. terme de philosophie, de logique ou de science : 1 en philos, en log. et en sc. τὰ πάθη : les événements, les changements qui se produisent dans les choses, 2 les propriétés des lignes géométriques, 3 en rhet : l’expression passionnée, le pathétique ; ou le sujet émouvant d’une tragédie.



Complément II : πάθει μάθος   

http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/it...
Années académiques 2004-2005, 2006-2007 — Explication approfondie d’AUTEURS GRECS — Monique MUND-DOPCHIE — ESCHYLE, Agamemnon
environnement requis : http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/it...


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3e Partie, Strophe 2 : v. 176-183

τὸν φρονεῖν βροτοὺς ὁδώ–

σαντα, τὸν (mss. τῷ) πάθει μάθος

θέντα κυρίως ἔχειν.

στάζει δ´ ἀνθ´ ὕπνου (mss. ἔν θ’ὕπνῳ) πρὸ καρδίας

(180) μνησιπήμων πόνος· καὶ παρ´ ἄ–

κοντας ἦλθε σωφρονεῖν.

δαιμόνων δέ που χάρις βίαιος

σέλμα σεμνὸν ἡμένων.


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τὸν πάθει μάθος : la leçon des manuscrits τῷ comme article déterminant πάθει impose de faire de la totalité de l’expression τῷ πάθει μάθος le sujet de la prop. infinitive κυρίως ἔχειν. Cette manière de comprendre le texte a heurté certains éditeurs qui ont préféré corriger τῷ en τὸν, faisant de ce dernier un second apposé de Ζῆνα (après τὸν ὁδώσαντα).


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πάθει μάθος : si l’expression et son message peuvent nous sembler superbes et denses, pour le spectateur grec, ils apparaissaient extrêmement banals et renvoyaient à un proverbe fort répandu, dont la morale peut être formulée de la façon suivante : l’expérience — et surtout l’expérience malheureuse — instruit. Tel est à l’évidence le message délivré à deux reprises par Hésiode. Dans Op., 89 : ὅτε δὴ κακὸν εἶχε, νόησε, il s’agit d’Epiméthée qui acccueille sans méfiance Pandore et sa jarre de maux et qui apprend ainsi à ses dépens que le cadeau de Zeus est maléfique. Dans Op., 218 : παθὼν δέ τε νήπιος ἔγνω, le vers conclut l’apologue de l’épervier et du rossignol illustrant la loi du plus fort. Toutefois, dans ce second texte, Hésiode tient à souligner que la justice l’emporte sur la force de l’hybris et châtie le coupable ; c’est ainsi que le sot apprend à ses dépens.

Ce même proverbe conclut, à quelques variantes près, quatre fables d’Esope : fable 183 (Le chien et le boucher) où le chien dérobe un cœur dans la boucherie et parvient à s’enfuir avec son larcin : ὁ μῦθος δηλοῖ ὅτι πολλάκις τὰ παθήματα τοῖς ἀνθρώποις μαθήματα γίνονται ; fable 209 (Le lion, l’âne et le renard), où l’âne ayant fait trois parts égales d’un gibier se fait dévorer par le lion, ce qui amène le renard à réserver au lion la part la plus grasse : ὁ λόγος δηλοῖ ὅτι σωφρονισμὸς γίνεται τοῖς ἀνθρώποις τὰ τῶν πέλας δυστυχήματα ; fable 311 (Le berger et la mer), où le berger souhaite devenir commerçant et perd toute sa cargaison de dattes : ὁ μῦθος δηλοῖ ὅτι τὰ παθήματα τοῖς ἀνθρώποις μαθήματα γίνεται ; fable 335 (La cigale et le renard), où la cigale ne descend pas de son arbre et offre un leurre qui détourne d’elle le renard : ὅτο τοὺς φρονίμους τῶν ἀνθρώπων αἱ των πέλας συμφοραὶ σωφρονίζουσι.

On le retrouve également chez Hérodote (I, 207), à propos de Crésus, qui l’utilise en s’adressant à Cyrus, dont il est devenu le prisonnier : τὰ δέ μοι παθήματα ἐόντα ἀχάριτα μαθήματα γέγονε.

Enfin, il apparaît dans d’autres tragédies d’Eschyle, quoique formulé différemment : Pro., 981-982 : Ἀλλ’ἐκδιδάσκει πάνθ’ὁ γηράσκων χρόνος./ Καὶ μὴν σύ γ’οὔπω σωφρονεῖν ἐπίστασαι et Eu., 520 : ξυμφέρει/ σωφρονεῖν ἐπίστασαι.



Complément III : ψύχω   

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Abrégé Bailly / Philippe Remacle — de « ψυχαγωγέω-ῶ » à « ψύχω » :
http://remacle.org/bloodwolf/vocabulaire/lettrepsi1.htm#130

Ψυχή, ῆς (ἡ) : Psykhé (Psyché) n. de f. myth. (c.-à-d. l’Âme personnifiée).

ψυχή, ῆς (ἡ) : le souffle de la vie, d’où : I l’âme, comme principe de vie : τὸν ἔλιπε,ψυχή le souffle, c.-à-d. la vie l’abandonna, ou simpl. en parl. d’une faiblesse ; ψυχὴν Ἅιδι διδόναι, IL. rendre son âme à Hadès ; p. ext. : 1 la vie ; ψυχὴν παραιτεῖσθαι, HDT. demander, sans l’obtenir, d’avoir la vie sauve ; σωτηρίας της ψυχῆς ἀποστερεῖν τινα, THC. litt. priver qqn du salut de la vie, c.-à-d. être cause de la mort de qqn ; περι ψυχῆς μάχεσθαι, OD. combattre pour sa vie ; ou κινδυνεύειν, THC. s’exposer au péril de sa vie ; ψυχῆς ἀφειδεῖν, SOPH. ne pas épargner sa vie ; ψυχὴν παρθέμενος, OD. ayant risqué sa vie ; τῆς ψυχῆς πρίασθαι, XéN. acheter au prix de sa vie, etc. ; τὴν ψυχήν τινος ζημιοῦσθαι, HDT. payer au prix de la vie de qqn ; ποινὴν τῆς τινος ψυχῆς ἀνελέσθαι, HDT. recevoir l’amende due pour la mort de qqn 2 un être vivant, une personne : ψυχὴ Ὀρέστου, SOPH. la personne d’Oreste ; abs. ψυχή, SOPH. etc. l’être, la personne 3 t. d’affection, l’être chéri : ἀγαθὴ καὶ πιστὴ ψυχή, XéN. chère âme, bonne et fidèle II l’âme, p. opp. au corps ; particul. : 1 l’âme comme siège des sentiments, des passions : ἐκ τῆς ψυχῆς, XéN. ἀπὸ ψυχῆς, LUC. du fond de l’âme ; ὅλῃ τῇ ψυχῇ, XéN. de toute son âme ; p. suite, le caractère, la nature : θηρίων τὰς ψυχὰς ἡμεροῦν, ISOCR. apprivoiser la nature fougueuse des bêtes sauvages 3 l’âme comme siège de l’intelligence, d’où l’intelligence, l’esprit 3 l’âme comme siège des désirs ; particul. l’appétit matériel : ψυχὴ ἀναπαύσεται, XéN. le besoin de nourriture se calmera, c.-à-d. l’estomac sera satisfait, d’où l’estomac ; les désirs des sens III l’âme séparée du corps et descendue dans les Enfers, l’âme d’un mort, l’ombre IV le papillon, symbole de l’immortalité de l’âme chez les anciens, à cause de la transformation de la chenille ou de la chrysalide en papillon.


ψυχήιος, α, ον : animé, vivant.

ψυχθήσομαι : pass. f. (cf : ψύχω)

ψυχικός, ή, όν : 1 qui concerne le souffle ou la vie 2 qui concerne l’âme.

ψυχογονία, ας (ἡ) : la génération, c.-à-d. l’origine de l’âme ou des âmes.

ψυχομαντεῖον, ου (τὸ) : le lieu où l’on évoque et où l’on interroge les âmes.

ψυχοπομπεῖον, ου (τὸ) : le lieu où l’on évoque les âmes et où elles apparaissent.


[1] « τὸν πάθει μάθος : La leçon des manuscrits τῷ comme article déterminant πάθει impose de faire de la totalité de l’expression τῷ πάθει μάθος le sujet de la prop. infinitive κυρίως ἔχειν. Cette manière de comprendre le texte a heurté certains éditeurs qui ont préféré corriger τῷ en τὸν, faisant de ce dernier un second apposé de Ζῆνα (après τὸν ὁδώσαντα). » (http://pot-pourri.fltr.ucl.ac.be/it...)

[2] « τὸν πάθει μάθος θέντα κυρίως ἔχειν / ton páthei máthos thenta kuriōs ekhein » A.Ag.177 (lyr.) perseus.tufts.edu.

[3] v. πάσχω / pascho.

[4] v. μανθάνω / manthano.

[5] kinêsis.

[6] alloïôsis.

[7] métabolê kata tô páthos.

[8] Aristote, De l’âme, p. 23.

[9] Aristote, De l’âme, p. 79.


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