20070620 Bernard Accoyer candidat officiel de l’UMP à la présidence de l’Assemblée nationale, élu le 26 juin 2007

Document du mercredi 20 juin 2007
Article mis à jour le 28 septembre 2007
par  frdm

PARIS (Reuters) - Bernard Accoyer, qui dirigeait depuis deux ans le groupe UMP à l’Assemblée, a été désigné comme candidat à la présidence de l’Assemblée nationale par les députés UMP élus ou réélus les 10 et 17 juin. Puis élu le 26 juin 2007.


Ci-dessous informations dans l’ordre anté-chronologique

20070927-28
Selon Le Monde qui en rapporte les paroles le 27 septembre 2006 sur son site, et le 28 pour l’édition papier, le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer n’hésite pas à défier le président de la République Nicolas Sarkozy. Voir ci-dessous.
Ceci augure mal de la prise en compte désormais de l’avis de M. Accoyer sur d’autres questions qui lui tiennent à cœur mais dont le règlement appartient au gouvernement sur arbitrage du président de la République ; dont le décret d’application de l’article 52 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute.

In :
La réforme des institutions fait face à ses premiers accrocs
LE MONDE | 27.09.07 | 14h45 • Mis à jour le 27.09.07 | 14h45
http://www.lemonde.fr/web/article/0...

« Avant même d’être élaborée, la réforme des institutions telle que l’imaginait Nicolas Sarkozy a déjà quelques plombs dans l’aile. Deux premiers fronts sont ouverts. Primo, la volonté du chef de l’Etat d’être « un président qui gouverne » - et de voir la Constitution lui reconnaître ce rôle - irrite la gauche et provoque un casse-tête juridique ; au point de susciter l’opposition - sur ce point - du président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP). (…) »

« (…) Ce qui pouvait paraître comme une évidence, destinée à marquer la fin d’une hypocrisie, suscite de plus en plus de réticences. Jusque-là cantonnées dans le cercle des constitutionnalistes (Le Monde du 13 septembre), elles sont désormais partagées par le président de l’Assemblée nationale : « L’article 20 illustre à la fois la solidité et la plasticité de nos institutions. Quand on les modifie, il faut éviter de créer des situations dont on sait qu’elles pourraient déboucher sur des crises », a indiqué au Monde M. Accoyer. « On ne va pas changer la Constitution parce qu’une personnalité en place à tel trait de caractère ou tel mode d’action. Sinon, où va-t-on ! », s’exclame-t-il. (…) »


20070626
« L’UMP Bernard Accoyer élu président de l’Assemblée nationale »
26.06.07 | 17h19
PARIS (Reuters) - Bernard Accoyer a été élu président de l’Assemblée nationale pour cinq ans, soit la durée de la XIIIe législature.
Le député UMP a obtenu, au premier tour de scrutin, 314 voix contre 216 à Marylise Lebranchu, candidate du groupe socialiste.
Le groupe UMP avait désigné mercredi dernier Bernard Accoyer comme candidat au « perchoir » par 195 voix contre 99 à Patrick Ollier, qui occupait ce poste depuis le 7 mars après la nomination de Jean-Louis Debré au Conseil constitutionnel.
Bernard Accoyer, 61 ans, présidait le groupe UMP depuis mai 2004 dans l’Assemblée sortante.


20070607-08
« Bernard Accoyer candidat de l’UMP au « perchoir » »
20.06.07 | 18h27
Reuters - Le Monde

Par Émile Picy

PARIS (Reuters) - Bernard Accoyer, qui dirigeait depuis deux ans le groupe UMP à l’Assemblée, a été désigné comme candidat à la présidence de l’Assemblée nationale par les députés UMP élus ou réélus les 10 et 17 juin.

L’UMP disposant d’une large majorité à la chambre, il est assuré d’être le nouvel occupant du « perchoir ». L’élection aura lieu mardi prochain.

Le député de Haute-Savoie, qui a été réélu au premier tour, l’a emporté par 195 voix contre Patrick Ollier (99 voix), qui était au « perchoir » depuis le 7 mars après la nomination de Jean-Louis Debré au Conseil constitutionnel.

« L’élection aura lieu la semaine prochaine, le 26, dans l’hémicycle. Une grande partie du chemin est parcouru. J’en remercie les collègues du groupe UMP et je salue mon ami Patrick Ollier », a dit Bernard Accoyer dans les couloirs de l’Assemblée.

Longtemps considéré comme « chiraquien », Bernard Accoyer, 61 ans, avait rallié l’année dernière les rangs de Nicolas Sarkozy et mené une campagne active en sa faveur pour l’élection présidentielle.

Aussi était-il considéré comme le candidat au « perchoir » soutenu par l’Élysée et par Matignon, ce qu’a contesté jusqu’au bout son rival Patrick Ollier.

Le premier ministre, François Fillon, a salué la semaine dernière « le travail exceptionnel » effectué par Bernard Accoyer à la présidence du groupe.

Le 3 juin, Bernard Accoyer avait exposé à Reuters « quelques pistes » qu’il entendait exploiter, une fois élu au « perchoir », pour moderniser le fonctionnement de l’Assemblée.

« BERNARD ABOYER »

Bernard Accoyer est né le 12 août 1945 à Lyon. Marié, père de trois enfants, il est médecin ORL.

Maire d’Annecy-le-Vieux depuis 1989, il est député de la première circonscription de la Haute-Savoie depuis juin 1995. Il a été constamment réélu depuis.

Il a occupé des fonctions importantes à partir de 1996 au sein du RPR, notamment comme secrétaire général chargé des élections. Il co-préside la commission des investitures de l’UMP depuis sa création en 2002.

Depuis son arrivée à l’Assemblée, Bernard Accoyer est membre de la commission des Affaires sociales. Il fut l’un des opposants les plus critiques aux ministres socialistes des Affaires sociales, Martine Aubry puis Elisabeth Guigou, sous la XIe législature. L’une d’elles le surnommera « Bernard ‘aboyer’ ».

Au printemps 2004, il avait joué un rôle clef pour trouver un compromis entre le gouvernement et le groupe UMP sur le projet de loi solidarité et autonomie des personnes âgées et handicapées qui prévoit notamment la création d’un « jour de solidarité » pour financer ces mesures.

Le 3 mai 2004, Bernard Accoyer jusqu’alors premier vice-président, avait été élu président du groupe UMP de l’Assemblée, succédant à Jacques Barrot, nommé commissaire européen en remplacement de Michel Barnier, devenu ministre des Affaires étrangères. Soutenu par Jacques Barrot et par l’Élysée, il était le seul candidat à ce poste.

En avril 2006, il avait joué un rôle dans les négociations engagées par le gouvernement de Dominique de Villepin et sa majorité avec les syndicats afin de sortir de la crise du contrat première embauche (CPE)

Pendant trois ans à la tête du groupe UMP, il a su ménager « chiraquiens », « villepinistes » et « sarkozystes », ces derniers étant devenus au fur et à mesure les plus nombreux.

Entretenant des relations distantes avec Dominique de Villepin, il a à diverses reprises su calmer les ardeurs de certains de ses députés, notamment les « sarkozystes », qui réclamaient une pause dans les réformes à l’approche des échéances électorales.

Tous les mardis à mi-journée, lors de son point de presse, Bernard Accoyer a exprimé fidèlement le point de vue officiel du groupe largement inspiré par l’Élysée et par Matignon.

Certains l’ont accusé de trop utiliser la « langue de bois », sauf lorsqu’il s’agissait de lancer quelques piques contre les socialistes et les centristes de François Bayrou.




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