Le SPEL, « Syndicat des psychologues en exercice libéral », est pour la paramédicalisation des psychologues, ainsi qu’il ressort de ce qui suit.
La justification par « la Santé publique » et « la Science de psychologie » constitue pour le SPEL l’essentiel des motifs d’intérêt général pour l’instauration d’un Ordre des psychologue [1], qu’il promeut.
L’Ordre doit « se porter garant des exigences cardinales de Santé publique ».
Le SPEL a bien saisi le point juridique : un Ordre professionnel et les professionnels qui en sont obligatoirement membres ont l’obligation légale de relayer les politiques publiques — et le SPEL mentionne et décide que ce sera celle de Santé publique (quelle autre politique publique, d’ailleurs, pourrait être mentionnée ?).
On ne peut être plus clair : il s’agit d’obtenir l’instauration d’un Ordre par l’acceptation, et même la promotion, de la paramédicalisation.
En effet, la « Santé publique » précitée a une direction, dénommée DGS : Direction générale de la Santé, au mistère de la Santé.
Le SPEL appelle dès lors à la direction des psychologues par la DGS, en échange de quoi la DGS aura bien voulu accorder un Ordre professionnel aux psychologues.
Dans cette « bonne affaire » projetée, les psychologues auront à perdre par l’instauration d’un Ordre dépendant de la DGS les avantages mêmes que leur avait conféré leur titre institué en 1985.
Et ceci « pour la lutte contre l’article 52 du projet de décret visant à l’établissement du titre de psychothérapeute ».
Pour le tout, cf. extraits ci-après.
Et l’original beaucoup plus long ; l’extrait ci-après en reprend les conclusions : http://spel.blogspirit.com/archive/...
21 novembre 2007
<<
Un Ordre (…) passera par la réglementation de l’Exercice, des Actes de compétences et un Code de déontologie commun (quel que soit le mode d’exercice des psychologues : public, libéral ou associatif) (…)
LA MOBILISATION DE TOUS LES PSYCHOLOGUES EST URGENTE POUR PARTICIPER À ÉTABLIR UN ORDRE PROFESSIONNEL.
D’une part, (…) [Motifs dans l’intérêt des psychologues mentionnés en premier, et en second motifs d’intérêt général allégué :]
D’autre part, (…) Cet Ordre doit, expressément, se porter garant des exigences cardinales de Santé publique, face à l’utilisation illégale de l’exercice et des termes inhérents à la science psychologique (le dit « psychologie » ou « psychologies » ou « psychologique »), afin que ces termes spécifiques soient non décomposables ou composables avec d’autres qualificatifs, sans rapport avec la science psychologique. Face aussi à l’exposition de l’usager aux dangers des mauvaises pratiques, des pratiques sauvages de la méconnaissance et des dérives sectaires : autant de symptômes qui s’avèrent dorénavant installés par permissivité, c’est à dire sans légitimité, et qui constituent un authentique danger en termes de Santé publique.
Enfin, (…) Pour sa part, le SPEL s’est préparé à la mise en place de l’Ordre professionnel. Il a rédigé son propre Code de déontologie et d’éthique pour l’exercice libéral, en lien avec le Code de déontologie européen. Il a
rédigé ses propres Actes de compétences
[2],
pour l’exercice libéral. Il s’est doté d’un Conseil, en l’espèce, d’un Avocat à la Cour de Paris, spécialisé en Droit public : Maître (…). Cet avocat a multiplié son assistance pour nous, y compris lors des discussions du SPEL au Ministère de la Santé, où il nous a accompagné en personne, pour la lutte contre l’article 52 du projet de décret visant à l’établissement du titre de psychothérapeute. Le SPEL, seul, a pris en charge le paiement de ses actes et interventions.
>>
Texte signé par :
Mireille BOUSKELA, Présidente du SPEL
Catherine BESSON, Présidente de la commission Déontologie du SPEL
Antoine SPATH, administrateur du SPEL

